AccueilBlogSEEPH 2026 : dates, thème et idées d’animations en entreprise

Des salariés participent à une animation de sensibilisation au handicap organisée pendant la SEEPH

La Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées fête sa trentième édition en 2026. Les dates sont fixées, le thème est publié, le DuoDay tombe en milieu de semaine. Reste la question que la plupart des entreprises se posent trop tard : que faire de ces cinq jours pour qu’il en reste quelque chose en décembre. Voici le cadre officiel, les formats qui fonctionnent et ceux qui tournent à vide.

SEEPH 2026 : les dates, le thème et les organisateurs

La SEEPH 2026 se déroule du lundi 16 au dimanche 22 novembre 2026. C’est la trentième édition de l’événement, ce qui en fait une année anniversaire largement relayée par les acteurs institutionnels. Elle est portée conjointement par LADAPT, l’Agefiph et le FIPHFP. Le thème retenu pour cette édition est « Démystifier, simplifier, accompagner. L’emploi pour toutes et tous ». Il figure sur les communications officielles de l’Agefiph et du FIPHFP, et sert de fil conducteur aux actions nationales comme aux initiatives d’entreprise.

Le sigle mérite d’être explicité, parce qu’il est mal connu en dehors des services qui s’en occupent. SEEPH signifie Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées. Beaucoup de responsables des ressources humaines la cherchent sous le nom de semaine du handicap, ce qui est l’appellation courante mais pas l’intitulé officiel. L’événement n’a rien d’obligatoire pour les entreprises : aucun texte n’impose d’y participer. Sa force tient à la fenêtre d’attention qu’il ouvre, et que peu d’autres moments de l’année offrent sur ce sujet.

Le thème 2026 est directement exploitable. Démystifier, c’est reconnaître qu’une grande partie des obstacles à l’emploi des personnes handicapées relève de représentations fausses, et pas de contraintes techniques. Simplifier renvoie à la complexité administrative qui décourage employeurs comme salariés. Accompagner désigne ce qui manque le plus souvent une fois la personne recrutée. Une entreprise qui construit son programme autour de ces trois verbes obtient une cohérence que les listes d’animations génériques ne donnent pas.

DuoDay 2026 : le jeudi 19 novembre, et ce qui se prépare avant

Le DuoDay 2026 a lieu le jeudi 19 novembre 2026, pendant la SEEPH. Le principe est simple : une personne en situation de handicap forme un duo avec un professionnel le temps d’une journée, découvre son métier et participe à ses activités. Les inscriptions se font sur la plateforme officielle, côté employeur comme côté candidat. Pour une entreprise, c’est l’une des rares actions qui met en relation directe des équipes et des personnes concernées, sans intermédiaire et sans mise en scène.

L’angle mort du DuoDay est rarement traité. L’attention se porte sur l’accueil du binôme, l’organisation de la journée et la communication qui suivra. Elle se porte beaucoup moins sur la préparation des collègues qui vont vivre cette journée. Or c’est là que tout se joue. Les maladresses viennent rarement de mauvaises intentions : elles viennent de questions qu’on n’ose pas poser, de gestes qu’on hésite à faire, d’une gêne qui se traduit par une politesse excessive ou par un évitement.

Préparer une équipe avant un DuoDay coûte une heure ou deux. Il s’agit de poser les questions élémentaires à voix haute avant la journée plutôt que de les taire pendant : comment proposer de l’aide sans l’imposer, que faire si l’on ne comprend pas, comment s’adresser à une personne accompagnée. Ce temps de préparation transforme la journée pour le binôme accueilli et laisse une trace durable dans l’équipe, bien après le départ de la personne accueillie.

Des animations qui tiennent la promesse du thème

Les formats disponibles sont nombreux et leur efficacité varie considérablement. Le critère de tri le plus utile est simple : l’action met-elle les participants en situation de décider quelque chose, ou les place-t-elle en position d’auditeurs. Une conférence d’un intervenant en situation de handicap peut être marquante si elle laisse du temps aux questions réelles ; elle est oubliée en une semaine si elle se déroule devant cent personnes sans échange. Un atelier de mise en situation produit un effet plus durable, parce qu’il engage les participants.

Les mises en situation sensorielles, parcours en fauteuil, repas à l’aveugle ou simulations de troubles, sont très répandues et demandent de la prudence. Elles fonctionnent quand elles servent à comprendre un environnement de travail précis et qu’elles sont débriefées par quelqu’un qui connaît le sujet. Elles se retournent contre leur objectif quand elles deviennent un jeu de rôle spectaculaire qui laisse croire qu’une heure passée les yeux bandés fait comprendre une vie entière. Les personnes concernées le disent régulièrement.

Les formats qui interrogent les pratiques professionnelles produisent en général plus d’effets : analyse d’offres d’emploi réelles pour y repérer les exigences non indispensables, revue d’un processus de recrutement, travail sur des demandes d’aménagement de poste concrètes, jeu de piste ou escape game construit autour de situations de travail. Ils ont un avantage supplémentaire : ils laissent une production exploitable après la semaine, ce qu’une conférence ne fait jamais.

  • Un atelier de relecture d’offres d’emploi avec les recruteurs et les managers concernés.
  • Un escape game ou un serious game construit sur des situations de travail de l’entreprise.
  • Un temps d’échange avec le référent handicap, annoncé nominativement et non par une fonction.
  • Une préparation d’équipe avant l’accueil d’un binôme DuoDay.
  • Un point ouvert sur les statuts administratifs et la confidentialité des informations de santé.

Ce qui tourne à vide, et pourquoi

Trois dispositifs reviennent chaque année et produisent peu. Le quiz diffusé par courriel obtient un taux de participation honorable et ne change rien, parce qu’il teste des connaissances que personne n’utilisera. L’affichage de chiffres dans les couloirs se heurte au même problème que tout affichage obligatoire : il est vu, pas lu. La table ronde en visioconférence à l’heure du déjeuner réunit des personnes déjà convaincues et laisse de côté exactement celles qu’il faudrait toucher.

Le point commun de ces trois formats est qu’ils ne demandent aucune décision. Or l’inclusion en entreprise se joue dans des décisions concrètes et souvent peu confortables : accepter un aménagement d’horaires dans une équipe en tension, retenir une candidature dont le parcours comporte une interruption longue, reprendre un collègue qui a fait une remarque déplacée. Une action de sensibilisation qui n’amène jamais les participants sur ce terrain a peu de chances de modifier quoi que ce soit.

Le second point commun est l’absence de suite. Une entreprise qui organise une semaine sans prévoir ce qui vient après obtient une photographie et un taux de participation. Le mois de décembre arrive, les sujets opérationnels reprennent, et l’élan se dissipe. Prévoir dès septembre ce qui sera fait en janvier et en mars coûte peu et change radicalement le rendement de l’investissement consenti en novembre.

Une semaine ne change pas un taux d’emploi

Les chiffres invitent à la modestie. Selon la DARES, dans sa publication du 13 novembre 2025 portant sur l’année 2024, le taux d’emploi apprécié au sens de l’obligation atteint 5,1 %, soit 0,2 point de plus qu’en 2023, pour 720 800 travailleurs handicapés employés dans 111 300 entreprises assujetties. L’écart avec les 6 % attendus se réduit lentement, et il reste considérable entre les entreprises de 20 à 49 salariés, à 3,8 %, et celles de 2 500 salariés et plus, à 6,4 %.

Aucune semaine de novembre n’a jamais déplacé ces courbes. Ce qui les déplace, ce sont des décisions prises en février sur une trame d’offre d’emploi, en mai sur un aménagement de poste, en septembre sur la formation des recruteurs. La SEEPH est un point d’entrée excellent, parce qu’elle rend le sujet légitime et visible pendant cinq jours. Elle devient utile lorsque l’entreprise s’en sert pour annoncer ce qu’elle fera le reste de l’année, et pas seulement pour montrer ce qu’elle a fait cette semaine-là.

Le test le plus simple pour évaluer une programmation de SEEPH tient en une question : au mois de mars suivant, que restera-t-il de cette semaine qu’un salarié pourrait citer sans y réfléchir. Le nom du référent handicap, une règle claire sur la confidentialité, une procédure de demande d’aménagement connue, ou rien. La réponse détermine si l’investissement de novembre était une action de prévention ou une opération de communication interne.

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Questions fréquentes

Quand a lieu la SEEPH 2026 ?

La Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées se tient du lundi 16 au dimanche 22 novembre 2026. Il s’agit de la trentième édition, organisée conjointement par LADAPT, l’Agefiph et le FIPHFP. Les dates sont publiées par l’Agefiph et reprises par les acteurs institutionnels du handicap et de l’emploi.

Quel est le thème de la SEEPH 2026 ?

Le thème officiel de l’édition 2026 est « Démystifier, simplifier, accompagner. L’emploi pour toutes et tous ». Il a été retenu par les trois organisateurs pour cette édition anniversaire et sert de fil conducteur aux actions nationales. Les trois verbes constituent un cadre exploitable pour bâtir un programme interne cohérent.

Quelle est la date du DuoDay 2026 ?

Le DuoDay 2026 a lieu le jeudi 19 novembre 2026, en milieu de SEEPH. Une personne en situation de handicap forme un duo avec un professionnel pour découvrir son métier le temps d’une journée. Les inscriptions employeurs et candidats se font sur la plateforme officielle du dispositif.

La participation à la SEEPH est-elle obligatoire ?

Non. Aucun texte n’impose aux entreprises de participer à la SEEPH ou au DuoDay. Les obligations légales portent sur l’emploi de bénéficiaires à hauteur de 6 % à partir de 20 salariés, et sur la désignation d’un référent handicap à partir de 250 salariés. La SEEPH est une fenêtre d’attention, pas une contrainte.

Quelle différence entre la SEEPH et le DuoDay ?

La SEEPH est une semaine entière consacrée à l’emploi des personnes handicapées, avec des actions libres organisées par les employeurs, les associations et les acteurs publics. Le DuoDay est une journée précise à l’intérieur de cette semaine, avec un format unique et une plateforme d’inscription nationale : la formation de duos entre professionnels et personnes en situation de handicap.

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